Les produits pétroliers sont omniprésents dans l’activité économique mondiale. Ils sont notamment indispensables dans les transports et le chauffage avec les différents carburants (kérosène, gasoil, biocarburant) ainsi que dans les procédés de fabrication avec les lubrifiants et fluides de coupe.

Les biocontaminations interviennent tout au long de la chaîne de production et de consommation, notamment durant les phases de stockage : cuves des dépôts pétroliers, citernes des stations-service, réservoirs d’avions, navires, véhicules ou de machines-outils…

Présence d’eau

Ces bactéries, levures et champignons vivent dans les pieds d’eau des cuves provenant de la condensation naturelle et se concentrent à l’interface avec le carburant duquel elles se nourrissent.

En effet, la respiration naturelle des cuves et réservoirs de stockage de carburants ainsi que les infiltrations d’eau de pluie pour les bacs à toit flottant contribuent à introduire une certaine quantité d’eau qui, le plus souvent, décante au fond des bacs (schéma ci-dessous). C’est alors un milieu favorable à la prolifération des micro-organismes.

La croissance de ces micro-organismes est parfois très rapide, puisque certaines bactéries peuvent doubler leur population en 20 minutes. En se développant, ils forment des colonies, des peaux et des débris. La matière organique ainsi accumulée, lorsqu’elle migre dans le gazole, peut provoquer des incidents d’utilisation sérieux : colmatage des filtres, corrosion des circuits par les acides ou autres substances agressives, détérioration de l’injection, parfois même grippage de l’ensemble piston-cylindre. Une obstruction complète du circuit d’alimentation en carburant ou lubrifiant est rarement observée mais un colmatage partiel suffit à amoindrir la performance et entrainer une surconsommation de carburant ou de lubrifiant car les moteurs ne fonctionnent pas de manière optimale.

La meilleure méthode pour prévenir le développement des germes est de drainer l’eau des réservoirs fréquemment.

Présence de diester

Une autre cause de la biodétérioration est l’utilisation grandissante de biocarburants, dû au prix croissant des énergies fossiles et aux préoccupations environnementales. L’eau s’introduit dans le biodiesel durant le procédé de fabrication. Elle peut aussi être absorbée durant le stockage, car les esters méthyliques d’acides gras sont des composés hydroscopiques, faisant du biodiesel un produit beaucoup plus hydroscopique que le diesel normal. La quantité d’eau dans le biodiesel affecte son pouvoir calorifique et par-dessus tout, la durée de vie du carburant, car un biodiesel dans une grande quantité d’eau a une plus faible stabilité vis-à-vis des micro-organismes. La présence d’eau facilite la croissance de micro-organismes et des réactions avec les esters produisant des savons qui abaisse la qualité du biodiesel par modification de sa composition.

Conséquences de la biocontamination

La prolifération de ces micro-organismes, qui est particulièrement importante dans le cas des distillats moyens : gazole, kérosène et fuel oil domestique, entraîne de nombreux inconvénients:
* Formation de produits insolubles à l’interface hydrocarbure / eau provoquant le bouchage du circuit d’alimentation (crépines, filtres, injecteurs). La principale conséquence est le colmatage des filtres à carburant, causé à la fois par les micro-organismes et par les matières qu’elles produisent.
* Apparition de métabolites favorisant la mise en émulsion de l’eau de fond de réservoir dans l’hydrocarbure et pouvant rendre le produit impropre à son utilisation. Cela peut provoquer des pertes de débit de carburant, des détériorations du circuit d’injection.
* Développement de gaz, le sulfure d’hydrogène qui induit des phénomènes de corrosion pouvant entraîner le perçage des réservoirs.
*La majorité des microorganismes qui sont trouvés dans le fuel provoquent une augmentation du taux d’humidité (hygrométrie ??), la création de sédiments et de particules solides.
*Les levures et les bactéries aérobies causent la décomposition des hydrocarbones.
*Des bactéries endotoxiques comme les bactéries sulfato-réductrices ou des bactéries opportunistes peuvent provoquer des problèmes de santé.

FRANCE ORGANO CHIMIQUE conçoit des tests pour contrôler ces carburants à risques

MICROTEST P ou SR (voir chapitre 3), ainsi que des produits de traitements pour dépolluer aussi bien le carburant que l’eau de condensation en fond de réservoir. Des expertises sont aussi effectuées : comptage des particules dans les liquides ou les filtres en contact avec les liquides afin de déterminer leur niveau de pollution.

Domaines touchés

Pour déterminer la nature du problème, nous pouvons effectuer des ANALYSES MICROBIOLOGIQUES et des ANALYSES CHIMIQUES (recherche de la teneur en eau et en sédiments.)
Vous avez simplement à faire des prélèvements de gazole dans des flacons stériles que nous vous fournissons.
Nous vous envoyons ensuite un rapport avec la procédure adaptée aux résultats des analyses.
Nous mettons notre expérience à votre service.
Voici des exemples de domaines où nous pouvons intervenir :

  • Réservoirs de véhicules

La baisse de température favorisée par le retour d’injection favorise la condensation de l’eau et donc le développement des micro-organismes.

  • Le gazole

Dans les domaines maritime, terrestre ou de l’aviation. Nous pouvons contrôler de la qualité d’un gazole en station-service. En effet, un problème au niveau du gazole se répercute souvent sur les filtres en les colmatant

  • Fuel domestique pour le chauffage, qui subit les mêmes dégradations
  • Distillats moyens des bacs de stockage en raffinerie ou dépôt pétrolier
  • Carburéacteurs des moteurs d’avions

Le kérosène doit être suivi de la raffinerie à l’avion car dans les stockages en raffinerie, dépôts ou dans les réservoirs d’aéronefs, une contamination est toujours possible, due à la présence d’eau en fond de réservoir. Les micro-organismes à l’interface entre l’eau et l’hydrocarbure, vont peuvent alors se développer car ils ont à la fois l’eau, les sels minéraux et le carbone qui sont nécessaires à leur développement. Il faut faire particulièrement attention quand les micro-organismes initialement présents dans la phase aqueuse migrent dans la phase hydrocarbure par suite d’un appauvrissement du milieu nutritif.

  • Gas-oil des soutes de navire ou des réservoirs des bateaux de plaisance.

Dans la marine le risque de contamination des combustibles légers par les micro-organismes est connu depuis de nombreuses années : Il concerne les fractions pétrolières moyennes : gazoles et diesel marine léger. Ce risque est en général maîtrisé grâce à un certain nombre de précautions lors du stockage. Cependant, on observe périodiquement une recrudescence d’incidents, plus ou moins sévères, liés à une pollution bactérienne.

La respiration naturelle des soutes à combustible en atmosphère humide ainsi que les entrées d’eau de mer contribue à introduire une certaine quantité d’eau qui, le plus souvent, décante au fond des soutes et des caisses. C’est alors un milieu favorable à la prolifération des micro-organismes. La chaleur, aux environs de 25 à 30°C, accélère le métabolisme des micro-organismes provoquant alors une croissance rapide.

La matière organique formée, lorsqu’elle migre dans le gazole, peut provoquer des incidents d’utilisation sérieux : colmatage des filtres, corrosion des circuits par les acides ou autres substances agressives, détérioration de l’injection, parfois même grippage de l’ensemble piston-cylindre.
Le principal problème est le colmatage des filtres à gazole provoqué par la présence de :

  • une phase aqueuse même en quantité très faible
  • un minimum de matières organiques
  • une contamination par des champignons de type Cladosporium et des levures de type Candida qui provoquent un important feutrage mycélien des filtres.

D’autre part les bactéries anaérobies, tels les bactéries sulfatoréductrices, sont à l’origine de nombreux cas de corrosion des fonds et des parois métalliques des soutes. Le microtest SR permet alors de déterminer s’il s’agit bien de ces bactéries et d’agir ainsi en conséquence.