EAUX DE REFROIDISSEMENT

Les eaux dans les tours de refroidissement constituent un milieu idéal pour la prolifération des germes : en effet, les températures et le pH variés, une aération continuelle, la lumière du soleil ainsi qu’une abondance de nutriments organiques et minéraux favorisent le développement de nombreuses espèces biologiques.

Les usines de production d’électricité, de production de papier, d’acier, de sucre, d’huile, les raffineries, sont quelques exemples concernés par le problème de contamination.

Ce problème majeur peut occasionner :

  • Une réduction du transfert de la chaleur dans les échangeurs dû aux dépôts des micro-organismes
  • Une réduction de la circulation de l’eau dans les tuyaux de condensation
La biodétérioration des eaux - France Organo Chimique
La biodétérioration des eaux – France Organo Chimique

Les tuyaux bouchés dans les échangeurs peuvent provoquer des pannes et une baisse de productivité
Ces dépôts peuvent se faire sur un temps très court (entre 4 et 8 heures). Ce sont surtout des bactéries lourdement encapsulées et à croissance rapide, comme les Aerobacter, Arthrobacter, Proteus, Bacillus, Pseudomonas…

Ce sont les dépôts microbiologiques qui posent le plus souvent problème. A l’origine, se trouvent des substances non microbiologiques (vase, divers débris contenus dans l’eau de refroidissement). Les micro-organismes, en particulier ceux qui sont filamenteux, entraînent en suspension les débris non-microbiologiques. Dans ce cas, même si la masse qui est à l’origine des problèmes est non-microbiologique, ce sont les germes qui en sont au final la cause.

Le bois de la tour de refroidissement peut être attaqué par les micro-organismes, qui vont hydrolyser les fibres de cellulose. Le bois noircit alors, la structure se fragilise. Les micro-organismes responsables sont de la famille des Basidiomycetes et Fungi Imperfecti.

La corrosion du métal par les micro-organismes est devenue le principal problème des industriels. De plus, certaines bactéries anaérobies produisent du sulfure d’hydrogène qui est corrosif pour de nombreux métaux.
Ce problème s’est amplifié ces dernières années car le traitement a été changé : on utilisait en association avec de l’acide sulfurique un inhibiteur de corrosion (chromates). Ces deux produits étaient toxiques pour les micro-organismes dégradant le métal.
Des limitations environnementales empêchent maintenant l’utilisation de chromate, rendant la corrosion plus fréquente.

Les micro-organismes fréquemment rencontrés sont :

  • Des bactéries sulfato-réductrices, comme Desulphovibrio sp., Desulphotomaculum sp.
  • Des bactéries oxydant le fer, comme Gallionella sp. , Sphaeotilus sp., Arthrobacter siderocapsulatus

Développement de la légionellose

Des minéraux relativement insolubles comme le carbonate de calcium, phosphate de calcium et silicate de magnésium peuvent précipiter hors de l’eau, et former des dépôts

FRANCE ORGANO CHIMIQUE a développé les MICROTEST A pour prévenir ces problèmes : un simple test, facilement réalisable, qui permet de détecter bactéries
aérobies, champignons, et levures dans l’eau et les produits aqueux. (cf chapitre 3, analyses de laboratoire), et le MICROTEST SR dans les corrosions de métal
Si l’eau est contaminée, on utilise alors ORGANCIDE DBNPA.

RESINES ECHANGEUSES D’IONS

Au fur et à mesure de l’utilisation des résines échangeuses d’ions, celles-ci se colmatent avec différentes boues, sables, mais également des micro-organismes. Ces derniers peuvent coloniser des surfaces et même finir par constituer un biofilm.
Toutefois, un arrêt prolongé d’un échangeur favorise également les développements bactériens.
C’est pourquoi un entretien avec un produit adapté doit être fait deux fois par an, ou lorsqu’il y a eu un arrêt prolongé de l’échangeur.
En cas de doute sur l’entretien, le MICROTEST A permet de vérifier s’il y a ou non présence de micro-organismes.

PISCINE ET SPA

Ammonium quaternaire